Par ailleurs,
l’affection semble retentir sur la physiologie de la plante et notamment sur le développement des
inflorescences : les avortements paraissent
plus fréquents que les nouaisons. On observe parfois des bouquets complètements stérilisés.
Une étude sommaire a été menée en octobre 2002 à ce sujet.
La méthode adoptée pour apprécier l’influence de l’affection sur la mise à fruit des tomates
a consisté à comparer deux parcelles de tomate (variété prune jaune), P4 très atteinte et P8
peu atteinte. 20 bouquets ont été relevés au hasard sur chaque parcelle et marqués d‘une
étiquette. Sur ces bouquets, les fleurs ont été dénombrées à 4 reprises, au début J0, J3,
J6 et J9, selon les 3 catégories suivantes :
fleurs avortées ou abscission de la fleur
fleurs nouées ou présence de fruit
fleurs épanouies et fleurs en bouton non ouvertes
Résultats et discussion :
Les deux parcelles sont sensiblement équivalentes pour le développement :
Floraison moyenne par bouquet
P4 (4,6) _ P8 (5,1)
Sur les graphiques suivants, la situation de la parcelle 4 montre une alternative sensiblement
égale entre l’avortement et la nouaison (31 fruits pour 36 avortements) alors que pour la
parcelle 8 la fécondation est l’option dominante (54 fruits contre 13 avortements) .
La différence est significative au test CHI2 (CHI2 = 11,64 pour un seuil de 3,84)
L’épiphytie de 2002 a prévalu durant environ 1 mois (octobre) puis de nouveaux rameaux de
constitution normale ont succédé aux pièces déformées. La production de fruits a repris un
niveau satisfaisant. Actuellement (25 novembre 2003) le syndrome réapparaît sur un nouveau
terrain. Il est à noter que, sur un même pied de tomate, les symptômes ne sont pas répartis
uniformément sur les rameaux, certains demeurant parfaitement indemnes et d’autres
très déformés.
Nous notons toujours la présence (modérée et très épisodique) de cochenilles farineuses
au niveau des tiges.
Nous pouvons reprendre les trois hypothèses émises en 2002 :
réaction de phytotoxicité, eu égard aux pulvérisations hebdomadaires ou bihebdomadaires
de pesticide anti-moustiques à partir des voies publiques, réaction de toxicité aux
piqûres des cochenilles en colonisation récente sur les tomates et l’hypothèse virale ou
mycoplasmale
(des vols d’aleurodes sont également observés autour du feuillage).
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