Mon matériel de base (témoin agronomique du niveau d'infestation des sols) est une jolie petite tomate
pour laquelle j'observe depuis quelques mois une sorte de swollen shoot (virus ou mycoplasme?) ; le syndrome
est complexe : deviation des rameaux par rapport à l'axe initial) et déformation des pétioles qui se
recourbent à leur extrémité (photo c et d), gonflement des rameaux en chapelets non réguliers (photo b),
lenteur du développement des fleurs sur les bouquets et abondante coulure (photo e).
Sur les plants, j'ai noté la présence d'aleurodes et de cochenilles (le Pseudococcus du manioc voisin et même des Orthezia endémiques de tout le jardin). Des sources potentielles de virus et des vecteurs potentiels sont donc également réunies sur le site. Ce qui est heureux, c'est la rémission de la plupart des plants "malades" : après quelques semaines on observe la reprise de la croissance, de la floraison et des nouaisons. Faut-il y voir un effet thermorégulateur sur le complexe infectieux? La temperature max., mesurée dans la canopée des tomates, dépasse actuellement 40°C. Actuellement les deux planches consacrées à la tomate (une seule variété, la petite prune dorée sicilienne) sont atteintes. Il reste à voir si de tels symptômes existent, et à quelle fréquence, sur les cultures de tomate en Guyane. Il sera intéressant, bien sûr, d'observer le comportement de nouvelles générations de tomate sur le "jardin expérimental". ![]() |