1. Objectifs
Le projet d'observatoire sanitaire pour les plantes maraichères exigeait la création d'un jardin,
afin de pourvoir suivre tout au long du cycle cultural les avatars ou les problèmes rencontrés
lors de la croissance puis du développement des végétaux. La plus grande partie du matériel à mettre en place est à obtenir de semis en pépinière. La principale précaution consiste à assurer une irrigation régulière mais non excessive des bacs de semis et surtout un abri suffisant contre les coups de soleil auxquels les plantules sont particulièrement sensibles dans les premiers jours de la levée. Un certain tribut a été payé aux fontes de semis ainsi qu' aux invasions par les mouches blanches , peu sévères, et par les acariens tetranyques et tarsonèmes, plus insidieuses et plus dommageables. 3. Premiers échecs et recours : les courtilières La mise en place a rencontré aussitôt un échec quasi immédiat. Si la cause a été rapidement identifiée, la maîtrise de la situation n'a été obtenue qu'après deux ou trois mois. En effet, chaque matin les effectifs des jeunes plants fondaient à vue d'oeil, pour disparaître complètement en moins d'une semaine. Les tiges étaient broyées et sectionnées au niveau du sol ou peu profondément dans le sol. Les courtilières, dont c'était là le ravage, semblaient ajouter la malignité à l'efficacité puisque les plants demeuraient apparemment bien dressés et bien place, tout juste un peu "renfoncés"! Le flétrissement du feuillage, intervenu avec la chaleur du jour, confirmaient le diagnostic : les sujets atteints s'extraient du sol sans aucune racine. Outre les tiges et collets rongés, ces orthoptères sont identifiables par les tout petits billons sinueux à la surface du sol, qui marquent leurs déplacements (en général nocturnes) .
Devant l'urgence du problème, une solution chimique a été recherchée. Les spécialités "insectes du sol" à base d'appât et de matières actives diverses (diazinon, carbofuran) ou "mouches des légumes" (diethion) s'étant révélées modérement efficaces lors d'un précédent séjour guyanais, n'ont cette fois donné aucun résultat. Un site internet "courtilière" proposait d'enterrer des boîtes de conserve jouant le rôle de trappe pour capturer les courtilières, quelques gouttes d'essence de térébenthine étant recommandées en guise d'attractif. Les trappes sont restées vides des semaines durant... La disposition de barrières mécaniques s'opposant au déambulement des courtilières a été essayée avec le carton doublé d'aluminium des "briques" de lait ou de jus de fruit. Les plaques ont été enfouies sur 10 cm, une barrière hors sol de quelques cm devait s'opposer aux déplacements aériens des ravageurs ; les résultats ont été suffisants pour des petites surfaces seulement et pour des durées moyennes (2 à 3 semaines). Les plantes ainsi "isolées", ciboules et tomatillo, ont suvécu quelques semaines à un mois. Ailleurs, les dégâts concernaient notamment tomates, amarantes, roselles, ciboules, maïs, et citronnelle.
4. "Régime de croisière" 1. les mouches mineuses Liriomyza 2. Les cochenilles Orthezia 3. les criquets Acanthacus 4. les acariens tarsonèmes 5. les iguanes 6. les pucerons 5. Intervention des "atouts maîtres" adverses : les Meloidogyne et le Ralstonia Kourou, 19 octobre 2002 |