1° Les échantillons végétaux présentant des signes de maladie ou d’attaque par des ravageurs doivent
être collectés en nombre suffisant et si possible selon des degrés différents (début d’attaque, symptôme
courant et symptôme grave) et accompagnés d’un échantillon du même organe supposé en bonne santé
(le “témoin”). Les échantillons sont enfermés en sachets plastiques ou en pochettes de papier, cela en
deux lots séparés, le lot “témoin” et le lot “malade”.
2° La deuxième règle consiste à étiqueter et individualiser les échantillons en sorte d’ éviter les
mélanges d’agents pathogènes. Si, pour une même plante, on collecte des échantillons de feuilles et de
racines, il faut obligatoirement les empaqueter séparément.
3° Le prélèvement sera effectué de préférence le matin avant la grosse chaleur.
4° Un rapide sondage devra permettre (échantillonnage sur une centaine de plantes) de donner
l’information sur le % de plantes altérées par rapport aux plants “présents” (exemple : dénombrer les
malades sur une ligne et au retour dénombrer tous les plants, malades et sains confondus)
5° Fournir, si possible, les informations demandées sur l’imprimé “fiche de maladie” ou les transmettre
verbalement lors de la remise des échantillons au laboratoire.
Lorsque les échantillons ne peuvent pas être déposés rapidement au laboratoire, certaines précautions
seront adoptées :
a) les feuilles peuvent être avantageusement stockées entre des feuilles de papier journal (à
changer deux fois par jour) pour être desséchées. Le mieux, si on en dispose, est d’utiliser une presse
d’herbier. Les échantillons, après séchage, se conservent bien.
b) les racines sont découpées et déposées dans des flacons ou petits tubes garnis d’un peu d’eau.
c) les tiges sont découpées en petits tronçons de 10 cm et gardés en sachets plastique noués.
d) les fruits, organes les plus difficiles à conserver avant le diagnostic, sont rangés intacts dans
des boites en carton, éventuellement garnis dans le fond de papier journal suffisamment abondant pour
absorber le liquide qui en exsude. Des tampons de papier journal sont interposés pour éviter que les
fruits ne s’écrasent.
La réussite du diagnostic dépend de la rapidité de la transmission des échantillons au laboratoire à
l’adresse :
Monsieur Claude Charles Déclert
59, rue Saint-Honoré
77300 Fontainebleau
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